Le CNLA se réjouit des progrès accomplis lors de la réunion de haut
niveau sur l'aviation internationale et les changements climatiques
(HLM-ENV) de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI),
qui a eu lieu au début d'octobre. La Déclaration de la réunion HLM-ENV
a confirmé la volonté des administrations publiques de voir l'enjeu de
l'aviation et de la lutte contre les changements climatiques pris en
charge par l'OACI dans une optique coordonnée avec la Convention cadre
des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Dans le cadre des efforts en cours en vue de réduire les émissions de CO2
associées à l'aviation commerciale, les membres du CNLA ont reconnu
qu'il est très important d'adopter un certain nombre de principes
directeurs afin d'inscrire l'ensemble des émissions de CO 2
attribuables à l'aviation dans une perspective élargie à l'échelle
internationale. Le CNLA est favorable à l'adoption de ces principes
pour la mise en place de cadres de travail relatifs aux émissions
de CO 2 au Canada et à l'étranger.
- Adopter une démarche sectorielle globale. Dans le
contexte de l'après-Kyoto, les émissions du secteur aéronautique
doivent s'inscrire dans une démarche sectorielle globale, dans laquelle
les émissions de gaz carbonique sont mesurées à l'échelle mondiale
plutôt que nationale. Les objectifs de réduction des émissions doivent
porter sur les émissions de CO 2 globales de l'industrie.
- Comptabiliser les émissions une fois seulement.
Il est primordial de ne comptabiliser qu'une seule fois les émissions
associées aux activités nationales ou internationales du secteur
aéronautique et de ne pas dédoubler les mesures fondées sur le marché
pour limiter ou réduire les émissions de l'aviation.
- Instaurer un accès égal aux instruments du marché du carbone.
Pour qu'une démarche sectorielle soit efficace, l'aviation doit avoir
un accès plein et entier aux instruments du marché du carbone afin
d'être en mesure de respecter ses obligations en se situant sur un pied
d'égalité avec les autres secteurs industriels. L'intégration complète
des émissions de CO 2 de l'aviation à l'inventaire mondial des émissions permettra de concrétiser cet accès.
- Assurer la capacité de l'industrie d'investir dans des mesures.
Les politiques relatives aux changements climatiques et les mécanismes
de mise en application connexes doivent tenir compte de
l'interdépendance des mesures, de façon à ne pas entraver la capacité
du secteur d'investir dans de nouvelles technologies de réduction des
émissions, des opérations efficaces et des infrastructures efficientes.
- Soutenir l'innovation. Les revenus provenant de
mesures économiques telles que l'échange de quotas d'émissions doivent
être affectés à des enjeux environnementaux. Une part de ces revenus
doit servir à soutenir le développement de carburants aviation de
substitution plus efficients et renouvelables. Le secteur aéronautique
fait de nouveau valoir que les taxes, charges et redevances qui
frappent le transport aérien comme un système clos sont inefficaces des
points de vue environnemental et économique.
- Traitement égal de l'ensemble des transporteurs.
L'industrie estime qu'il est possible de respecter les principes de
traitement égal des sociétés aériennes et de responsabilité
différenciée des États dans le cadre des mécanismes de l'OACI
existants.