L'essoufflement de l'économie a confronté
le secteur aéronautique du Canada à d'énormes défis, qui ont aggravé
des préoccupations préexistantes telles que l'alourdissement du fardeau
fiscal et réglementaire et la concurrence de transporteurs étrangers
subventionnés.
Le CNLA prie instamment le gouvernement
canadien d'agir sans délai en vue d'alléger le fardeau de taxes et de
redevances injustifié que doivent assumer les sociétés aériennes du
pays et leurs clients, en prenant les mesures suivantes :
- Abolir les loyers des aéroports.
Le maintien de cette taxe sur les infrastructures essentielles atténue
la compétitivité canadienne et gonfle inutilement les coûts afférents à
l'aviation commerciale.
- Décréter un moratoire sur la taxe d'accise fédérale sur le carburant.
En percevant cette taxe sur un intrant fondamental de l'industrie et en
incorporant cette source de revenus dans le budget général, le
gouvernement crée une distorsion du coût afférent au trafic national de
passagers.
- Poursuivre le financement intérimaire de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien ACSTA).
Le gouvernement fédéral doit adopter un modèle de financement qui
tienne compte du fait que la sécurité de l'aviation est un objectif
public et un service essentiel au Canada dont les coûts n'incombent pas
exclusivement aux voyageurs aériens du pays.